Ayant rendu ma copie concernant l’article « Harceleurs miteux », FilGB m’a gracieusement invitée à poster ma contribution dans un article supplémentaire, sur son blog. Youpiiiiiiiiiiiii !
Si c’est pas FilGB qui parle, alors c’est qui ?
Ex-coloc de Filou, mon petit nom c’est Elise. Compétente en écologie et nouvelles technologies de l’énergie, je me passionne pour le beau, l’humain et la nature.
Mais pourquoi ?
J’ai eu envie d’écrire un commentaire assez structuré sur l’article de FilGB car je suis particulièrement sensible à la question du genre dans le placement des êtres dans la société, dans la drague, au boulot, dans l’intimité… et aussi parce que je me méfie des idées reçues.
Alors voilà ma copie :
L’article « Harceleurs miteux »,de FilGB à propos du harcèlement de rue aura eu le mérite d’exposer un point de vue différent, masculin et de m’aider à ordonner mes idées sur le sujet. Et quel sujet !
Je pense que ce buzz autour du harcèlement de rue est un peu révélateur de l’ambiance générale en termes de relations homme-femme en France et probablement ailleurs. Les femmes et les hommes trouvent de plus en plus de moyens de dénoncer les iniquités culturelles qui touchent les femmes. Mais de ce fait, à mesure qu’on légitime les requêtes vers plus d’équité (ce qui est bien normal) et que les femmes prennent leur place, les hommes perdent un peu plus leurs repères et quelque part en sont lésés, ce qui est en quelques sortes inévitable mais injuste.
Je me rends compte que je vais probablement vite en besogne, si en on revient aux propos de FilGB :
« les garçons proposent, les filles disposent. » -> ça c’est, et j’espère bientôt, c’était la norme.
Par-dessus cet immonde et écrasante norme, il y en a beaucoup d’autres « pas vraiment normales mais assez insidieuses pour finalement qu’on s’en rende pas trop compte et qu’on les accepte ».
De plus en plus d’initiatives sont rendues publiques afin de les chahuter, de lancer le débat et d’espérer trouver un moyen de faire différemment. « Alors, alors, ALORS, comment fait-on ? »
Et oui… Comment fait-on ?…
Je n’ai pas plus la réponse que d’autres mais je trouve que bien souvent on fait un peu comme le deuxième enfant qui naît dans une famille : on fait tout à l’opposé du premier. Ce qui est humain mais est évidemment pas une solution acceptable ni plus équitable que la première ! Par exemple, certains hommes souhaiterais tant l’inversion des rôles pour la drague. Voir FilGB : « Mais un jour, je l’espère, ça se passera comme en Norvège ! » Et bien, je dis NON ! Je l’ai vécu pendant un court séjour au Canada, mes amis aussi (des hommes), et nous avons tous les quatre trouvé ça aussi frustrant que « les garçons proposent, les filles disposent ». On n’est pas obligé de faire le grand écart pour espérer trouver une solution équitable après avoir fait plusieurs allers et retours sur le terrain comme au ping-pong !
Et j’en viens au vif du sujet.
Quelles sont les conséquences de la mise en lumière du harcèlement de rue décrit dans le reportage d’une étudiante diffusé sur la RTBF ?
Il y a d’abord la dénonciation, puis la sensibilisation d’hommes et de femmes francophones à ce phénomène. Il y a l’expression de cette colère enfouie depuis longtemps et de notre sentiment de lâcheté d’avoir laissé filer à chaque fois et finalement de l’impuissance. Il y a également l’incrédulité et l’indignation des hommes qui ne se rendaient pas vraiment compte du phénomène et/ou de son impact. Il y a finalement la condamnation de ces gestes quotidiens qui humilient les femmes et leur font sentir parfois qu’elles ne sont qu’un morceau de viande pourvues d’un trou. Soit dit en passant, si c’est vraiment comme ça que ça se passe dans la tête d’un « Hé Madmoizelle ! », je me demande ce qu’ils trouvent d’aussi charmant !
Mouarf.
Donc un point pour ces dames et un point pour ces messieurs.
Mais après tout, quelles étaient les conséquences du harcèlement de rue avant d’être diffusé et condamné ?
Je reprends l’expression signée FilGB, « les relous de la rue » sont tellement sans gêne et parfois effrayants que j’en avais modifié mon attitude urbaine. Pour ma part, je ne me déplace plus sur mes deux pieds, je fais du vélo depuis deux ans. Exit les relous de la rue et leurs interventions non souhaitées, ils ne peuvent plus m’arrêter… Par contre bonjour aux commentaires à la volée des relous de la route, on me fait souvent le « On voit ta chaaaaate ! » quand je porte une jupe. Je me suis dit, bon je vais mettre des leggings sous mes jupes (deuxième changement de comportement urbain pour arrêter d’exciter le mâââle en rut), tu parles, on me le fait toujours. Certaines filles en viennent à ne plus porter de jupes du tout… Quel dommage, et pour tout le monde ! Enfin bref, je m’égare, ce que je veux dire c’est que par ces modifications d’attitude dues à ces emmerdes quotidiennes, je me suis également rendue complètement inaccessible pour les non-relous de la rue qui sont bien évidemment la très grande majorité de la population mâle de la rue. Et en fait, ce n’est pas tant de ne plus apprécier une petite balade à pied ou de devoir avoir trop chaud sous ma jupe tous les jours d’été qui m’énerve le plus, c’est de manquer ces petites rencontres qui auraient fait ma journée si je m’étais rendue accessible et ce, depuis deux ans… Qui sait, je serai peut-être déjà mariée avec un gosse ? Bon le gosse peut-être pas… Et puis faut pas rêver…
Je pense que l’essentiel est dit et pourrait éventuellement se généraliser à la gente féminine française de la sorte : en se blindant contre le harcèlement de la rue, les femmes ont aussi fermé la porte à la rencontre sympathique et fortuite de la rue. Et ce, bien avant que le phénomène ne soit révélé au grand public ! De base une rencontre dans la rue n’est donc plus plaisante et fait forcément peur puisque trois fois sur quatre c’est le cas, alors le 4ème, il peut aller se faire voir, je suis fatiguée et en plus je n’ai pas envie, je suis habillée comme une chaudière ou quoi ? (ben oui quoi, y a de jours ou on veut juste avoir la paix).
La condamnation publique permet finalement aux femmes de gagner en confiance sur leur jugement et de pouvoir dire stop, c’est pas moi qui me fait des idées dans ma petite tête, cette situation est vraiment inacceptable. Elle permet également aux hommes de se rendre compte que s’ils attirent l’attention d’une femme en pleine rue, elle sera probablement sur la défensive.
Il est vrai que la différence entre harcèlement et drague est claire sur le papier (voir la fin de l’article de Gaëlle-Marie Zimmermann sur Le Plus, Nouvel Obs « la drague est une main tendue, le harcèlement est une main qui s’abat. »), mais ça l’est beaucoup moins sur l’instant, avec un/une inconnue, dans un milieu urbain avec plus ou moins de luminosité.
Malheureusement, le risque (comme je viens de le faire en parlant du 4ème garçon plus haut) est de finir par mettre tous les hommes dans le même panier, juste parce que maintenant que le problème est reconnu, les femmes pourraient souhaiter un retour à la sérénité avant tout chose. Grisées par la condamnation de ces actes, les femmes vont-elles de plus en plus se transformer en guerrières du harcèlement de rue quitte à prendre une draguouille maladroite pour une insulte et gazer le premier venu et surtout le romantique ? Ou pire…
Si c’est ce que l’avenir nous réserve, je reprends les comptes, retour à la case départ pour tout le monde, voire la case prison en mode aveugle et avec un membre en moins pour ces messieurs !
N’empêche, on ne peut pas vanter l’intelligence des relous de la rue mais ils ont réussi un coup de maître qui emmerde tout le monde ! Ce qui me dérange dans la tournure que prend le débat sur la toile est que les hommes pourraient finir par être tétanisés et que les femmes pourraient s’obstiner dans leur refus de se laisser aborder ou d’aborder gratuitement dans la rue. Je pense que des deux côtés nous avons un peu de confiance, d’intelligence et de spontanéité à mettre dans nos opportunités de rencontres. Le mot central de toute cette affaire, c’est bien la peur. Effectivement, l’homme va devoir prendre en compte cet aspect et rassurer son interlocuteur s’il veut avoir plus de chances que ces dernières années à effectivement rencontrer une femme dans la rue. Également, la femme (moi la première) a un gros boulot à faire sur la manière de recevoir un compliment, d’éviter l’attitude défensive en montrant les crocs à tout bout de champ et aussi de courage de ses opinions. C’est quand même pas un drame de dire un non ferme, franc et sans s’énerver. Plus facile à dire qu’à faire quand on craint la réaction de l’autre…
On pourrait également imaginer que nos rapports se transforment vers plus d’équité par la suite, un peu de la même manière que dans les pays nordiques évoqués au tout début mais en mieux… Comme l’explique FilGB :
« - Quand une fille plait à un mec, il la séduit.
- Quand un mec plaît à une fille, elle le séduit et n’attend-pas-qu’il-fasse-le-premier-pas-parce-que-les-filles-sont-des-princesses-qui-doivent-se-laisser-séduire. »
C’est vrai que d’un point de vue masculin, elles ne sont probablement pas faciles à rencontrer ces filles qui osent. D’un point de vue féminin, mon expérience du 2ème point me permet de dire qu’il y a beaucoup d’hommes qui ne sont pas non plus encore prêts pour ça… La différence de traitement voire de respect de celles qui ont osé est flagrante. Ben ouais quoi, une nana qui drague, ce n’est que pour le cul ? Non ?… Ah bon ?…
Il y a encore du chemin.
Et enfin, petit retour d’expérience, les choses qui ont marché quand un inconnu m’a abordé dans la rue mais pourrait marcher avec d’autres : besoin d’un conseil ou d’aide (attention, classique aussi chez les relous) et un compliment sur un détail qui me différencie des autres. Pour la seconde, ça marche à chaque fois, automatiquement, j’ai engagé la conversation car il s’agissait de détails dont j’étais fière. Ça va de mes boucles d’oreilles en forme de grenouille à mon super sac de rando free-ride. Ce qui a fait que j’ai baissé la garde était qu’il avait remarqué un détail et que ça l’avait rendu curieux à propos de mes goûts ou de ma personnalité.
Et vous, des expériences bonnes ou mauvaises mais surtout croustillantes à partager en matière de drague de rue ?
Welcome Elise !
Moi, une fois j’ai abordé un mec dans la rue, un soir de soirée beaujol’ à Grenoble (il y a presque 12 ans… c’était les bonnes soirées avant les soirées lacrymo !) il a apprécié, c’est maintenant mon mari et on a 1 petit loulou, et bientôt 2 !
Et dernièrement, c’était pour changer une roue crevée. Pas du tout dans l’optique drague mais la démarche est la même: il faut savoir choisir le bon mec et formuler la bonne demande !
Alors les filles: osez mais dans la finesse, ce ne sont pas tous des relous de la rue !
Bienvenue chère écrivaine !!!
Perso, je suis un usager de la rue et de la route… Et pourtant, je n’ai pas souvenir d’avoir vandalisé un pot signalétique en me l’emplafonnant parce que je m’étais retourné sur le passage d’une fille… et encore moins d’en avoir apostrophé une fille tel un Rocco Siffredi en arrêt de travail depuis deux semaines…
Changer d’attitude à cause de grossiers personnages démontre que c’est donner de l’importance à une infime partie de la population masculine.
« Il n’est réplique si piquante que le mépris silencieux. » Ce n’est pas moi qui le dit, c’est Montaigne !!! Ce qui fait jubiler ces gueux de la virilité, ce sont vos réactions à vous mesdames. Je ne peux que vous conseiller l’excellent Garçon de Koxie pour voir de quoi que je cause…
Alors restez donc vous mêmes, c’est ainsi que l’on vous apprécie vraiment et n’hésitez pas à user du verbe (surtout en vélo) pour faire honte à ces éclopés de la quéquette… ça vous soulagera, et eux ça les calmera…
Courage à vous en tous les cas !!!
P.S : Fil arrête de draguer sur le net, ça se voit de trop
Le choix littéraire est très agréable ceci dit. Excellent !
Félicitations à eux au passage
P.S bis : En plus tu prends encore du retard sur ta frangine…
P.S ter : « Nous n’avons pas assez d’amour-propre pour dédaigner le mépris d’autrui. » Vauvenargues
P.S quater : Fil pourra témoigner que vous ne seriez pas embêter accompagné avec quelqu’un comme moi. Pas plus tard que la semaine dernière, un atrophié de l’entre jambe a invité ma femme et sa copine à boire un coup… avant de nous voir nous les 2 mecs… Il s’est excusé tout seul comme un couard. Bon d’accord à nous deux on mesure 3,90m et on pèse 200kg.
@soeurette FilGB : merci pour les encouragements. Félicitations à toi et à ton mari d’être passé outre les conventions.
@Rudolf Valentino est ton ami : Merci pour les encouragements, en guise de réponse :
« On appelle réflexe les mouvements que l’on fait sans réflexion. » ce n’est pas moi qui le dit mais Maurice Donnay. Je précise ma pensée :
Quand tu fais face à des remarques désobligeantes sur ton passage, ton premier réflexe est de te protéger. Plus l »évènement se répète et plus tu en fais un réflexe.
Je suis d’accord avec ta proposition, cependant avec cette sorte de précepte que l’on a en tête depuis toute petite, à savoir : les hommes ont plus de forces sous-entendu combattivité voire violence (je déteste cet a-priori) que les femmes. « Le dire est aisé, le faire difficile. » (Baltasar Gracian y Morales). Comment savoir si la personne à qui l’on va signifier notre désagrément face à l’insulte ne va pas déraper ?
P.S. : Pitié, Philippe répond à ce commentaire mal senti.
P.S. ter : vrai
P.S. quater : Le problème dans tout ça, c’est que les femmes seules n’ont pas pu résoudre la situation. Il a fallu l’intervention d’un autre homme pour que cela cesse. A qui s’est excusé ce malotru, aux hommes j’imagine ? Comment peuvent faire les femmes non accompagnées pour faire valoir leur droit à sortir sans être emmerdées même célibataires et surtout pas dans l’obligation d’être disponibles là, maintenant, tout de suite…
Dans tous les cas, merci de m’avoir lue et d’avoir réagi.
Ce que j’ai beaucoup aimé dans ce commentaire devenu article, c’est cette vision « depuis la rive d’en face » féminine. Lassé par tout un tas de mésaventures ou justement de non-mésaventures, j’en viens souvent à me dire que la non-adéquation entre une fille et un homme (en l’occurrence moi) dans une rencontre est la norme et que l’adéquation serait un énorme coup de bol dont je ne serai mis au courant explicitement que par la nana en question. Rassurant de voir que c’est toujours envisageable de faire une chouette rencontre au hasard et que ce n’est pas réservé aux Disney.
Et ce que j’ai encore plus aimé c’est cette analyse sur le comportement de chacun. Avec les relous de rue :
- les filles se surprotègent
- les mecs « bien » se tétanisent
- les relous restent relous.
==> Tout le monde y perd sauf les relous qu’il va vraiment falloir atomiser alors ?
Je plaisante mais qu’à moitié, quand je parlais d’éducation, ça passe aussi sans doute par une manière un peu abrupte : leur mettre une belle honte. sévère, sans concession, quitte à passer pour des hystériques. Je ne vois pas d’autre solution à court terme. Oui j’ai le réflexe de toujours envisager une solution, voire plusieurs, à chaque problème.
Ah aussi, quand je vantais la Norvège, c’était un peu de la provoc évidemment hein
même si… ^^
Par rapport aux commentaires :
Ami de Rudolf et de toute la Terre :
Mais je ne lui ai rien crié hein 
Moi, si, ça m’est arrivé de presque me prendre une voiture alors que je regardais une jolie fille en jupe sur un vélo
Après je m’interroge aussi dans quelle mesure les filles mettent des jupes (ou s’habillent légèrement quoi) parce qu’elles ont simplement envie pour elles et parce que la T° s’y prête et dans quelle mesure certaines le font pour séduire grâce à leurs atouts physiques. Question purement innocente hein, en ayant conscience qu’il y a un peu des deux de toute façon.
PS : Faut pas faire attention à ce genre de commentaire d’Ami de tout le monde Elise, il le fait avec chaque personne de sexe féminin avec qui je peux être en contact
Il vit mon célibat plus mal que moi l’Ami de tout le monde ^^
PS quater : Etait-ce un vrai relou de la rue ou un simple gars qui en trouvait une jolie et qui a essayé d’être correct dans sa démarche ? On en revient au problème initial
En tout cas, merci encore Elise !
Jolis articles Fil et Elise ! Je n’argumente pas parce que je ne rencontre pas trop le problème (peut-être que je « ne le vaut pas » cela dit !! ^^). Surement dû au fait que j’ai passé 25 ans — Ah, on me souffle dans l’oreillette 35 aussi !! –, que j’évolue dans une vie familiale à la campagne, et que la jungle urbaine je l’ai fuit il y a longtemps… Ce qui me fait sourire c’est la tendance familiale à vouloir que la nana prenne les devant … j’ai fait pareil que la soeurette, sauf que pas bourrée moi !
. Mais après tout, mon papa et ma maman i m’ont toujours dit « on n’est jamais mieux servi(e) que par soi-même ! ». CQFD.
Putain y’a vraiment un problème de mixages génétiques entre nous trois là.
ROOOH ! j’avais à peine bu (et surtout pas du beaujol’) et depuis j’ai arrêté !
@Elise : « Comment savoir si la personne à qui l’on va signifier notre désagrément face à l’insulte ne va pas déraper ? » Aucun moyen c’est évident… et ? Que faire ? Attendre que cela s’arrête tout seul ou se battre pour obtenir que ces grossiers personnages se taisent ? Plus facile à dire qu’à faire c’est évident… Mais les exemples dans l’histoire du monde ne manquent pas pour montrer que souvent le risque paie.
@Elise : « P.S. : Pitié, Philippe répond à ce commentaire mal senti. » C’est une gaminerie que j’ai à l’égard de Philippe qui ne s’adressait qu’à lui comme il te l’a bien expliqué…
Arrête de te poser des questions !!! Tous les gens qui ont témoigné sur ce message te disent que ce sont les filles qui ont fait le premier pas. Détends toi du slip et dis toi que les filles sont comme les garçons… Elles ont les même attentes (tout, tout pareil… tout, hein…) que les garçons…
Oublie Adopt et libère toi le cerveau… descend en bas de chez toi et observe « poliment ». Quand tu as trouvé un début d’âme soeur, demande toi pourquoi elle… et une fois que tu as trouvé le petit truc qui fait que… parle lui en… je suis certain qu’elle appréciera : « Et enfin, petit retour d’expérience, les choses qui ont marché quand un inconnu m’a abordé dans la rue mais pourrait marcher avec d’autres : besoin d’un conseil ou d’aide (attention, classique aussi chez les relous) et un compliment sur un détail qui me différencie des autres. Pour la seconde, ça marche à chaque fois, automatiquement, j’ai engagé la conversation car il s’agissait de détails dont j’étais fière. Ça va de mes boucles d’oreilles en forme de grenouille à mon super sac de rando free-ride. Ce qui a fait que j’ai baissé la garde était qu’il avait remarqué un détail et que ça l’avait rendu curieux à propos de mes goûts ou de ma personnalité. » C’est tellement vrai !!! Soit naturel, soit toi même, et je pense que tu feras des économies en Adopt et Mi-trique… T’es pas plus con qu’un autre.
@Fil : à ceci près que je ne vis pas si mal que cela ton célibat… Ce n’est pas de moi : « FilGB dit : 4 août 2012 à 00:10 – Sinon Adopt est devenu payant. Je suis foutu. » Je n’ai pas besoin de demander à la gente féminine quel paire de pompes je dois acheter puisque je les achète avec ma femme… etc. Ton célibat ne me pose pas tellement de problème, mais j’avoue… tes questions existentielles me font franchement rire… « Lassé par tout un tas de mésaventures ou justement de non-mésaventures, j’en viens souvent à me dire que la non-adéquation entre une fille et un homme (en l’occurrence moi) dans une rencontre est la norme et que l’adéquation serait un énorme coup de bol dont je ne serai mis au courant explicitement que par la nana en question. Rassurant de voir que c’est toujours envisageable de faire une chouette rencontre au hasard et que ce n’est pas réservé aux Disney. » Allez j’enfonce le clou… C’est ma femme qui est venue me chercher avec des idées très précises de ce qu’elle voulait de moi… 14 ans et deux enfants que ça dure ma brave dame ! Si tu savais comme je suis content !
Je vais être plus clair dans mon discours : « Écoute Bernard… J’crois que toi et moi, on a un peu le même problème ; c’est qu’on peut pas vraiment tout miser sur notre physique, surtout toi. Alors si je peux me permettre de te donner un conseil, c’est oublies qu’t'as aucune chance, vas-y, fonce ! On sait jamais, sur un malentendu ça peut marcher… » [Jean Claude Dusse]
@Elise : « A qui s’est excusé ce malotru, aux hommes j’imagine ? » Perdu… aux dames en question…
@Elise : « Comment peuvent faire les femmes non accompagnées pour faire valoir leur droit à sortir sans être emmerdées même célibataires et surtout pas dans l’obligation d’être disponibles là, maintenant, tout de suite… ». Mais en disant les choses : « Oui… mais non… » Tu as l’air d’être une personne responsable capable de dire non quand elle ne veut pas. Ben dis leur à ces bas de plafond que c’est non en ce qui les concerne. Je te concède que le demeuré est long à la compréhension… mais comme les enfants si tu répètes encore et encore, tu verras qu’un jour ils finiront par comprendre ce que vous (les femmes) leur auraient dit. C’est lassant, usant… mais tellement bon quand tu vois que ça marche !
@Fil : « Moi, si, ça m’est arrivé de presque me prendre une voiture alors que je regardais une jolie fille en jupe sur un vélo Mais je ne lui ai rien crié hein »… Mais tu n’es pas non plus allait la voir pour lui dire que tu aimais le pli de sa jupe et que tu aurais plaisir à discuter tricot avec elle !!! J’ai du mal à te voir en tant que dangereux pervers et je me dis qu’entre te tordre le cou pour admirer les formes généreuses d’une belle fille en passant sous silence ton admiration pour elle et la violer ex abrupto, il y a une certaine marge de manoeuvre, non ?
@Fil : « Après je m’interroge aussi dans quelle mesure les filles mettent des jupes (ou s’habillent légèrement quoi) parce qu’elles ont simplement envie pour elles et parce que la T° s’y prête et dans quelle mesure certaines le font pour séduire grâce à leurs atouts physiques. ». Mais qu’est ce qu’on s’en fout de savoir si la jupe est portée seulement au dessus de 27,1°C ou si c’est pour ameuter les pervers du quartier… Elles font bien ce qu’elles veulent ces Jeannie Longo en herbe ! Si une de ces cyclistes te plait, saute sur ta trottinette (tu vois je suis ta vie) et fonce lui après… et dis lui que toi aussi tu es un écologiste dans l’âme etc. ou sinon demande lui comment elle fait pour ne pas se faire piquer ses vélos, elle !
@Fil : « PS quater : Etait-ce un vrai relou de la rue ou un simple gars qui en trouvait une jolie et qui a essayé d’être correct dans sa démarche ? On en revient au problème initial ». Non c’était une poche qui cuvait sa vinasse sur le trottoir.
@Fil : « Putain y’a vraiment un problème de mixages génétiques entre nous trois là. » Non y a juste besoin que tu te dérides sur le dossier. Les filles, ce ne sont pas que des princesses qui ne font pas caca et pipi… Elles ont aussi envie de faire des prouts sur leur canapé après une difficile journée de travail…
Elles ont aussi envie de bébés… de bébés… de bébés… de bébés…
Tu sais comment on fait les bébés, hein ? Non arrête de regarder sur internet où trouver une cigogne… Et pour ça, il faut s’y reprendre en plusieurs fois… Hein ? On s’entraine… Sauf erreur de ma part, les réunions sex toys ne s’adressent pas à des gens comme toi ou moi… C’est fini l’époque des masseurs de joue de la redoute…
En conclusion, je crois que mes allusions sur ton célibat se rapproche de ce débat (plus qu’un problème personnel) qui n’est pas tant sur le regard pervers des gros cons dans la rue, mais plus sur le rôle de l’homme (le garçon, le mec) dans cette société qui évolue tous les jours. Il est bien loin le temps où le mâle viril avait droit de cuissage sur les femmes… Qui sont ces gros cons qui bavent sur une jupette un peu courte ? Des nostalgiques de cette époque ? sans doute…
Il se trouve que je revendique haut et fort que c’est ma femme qui travaille et que c’est moi qui fait les lessives, qui m’occupe des filles, qui les garde le mercredi et les vacances scolaires, qui fait les courses, etc. Je suis homme au foyer et si tu savais comme c’est bon ! Et pourtant, je n’ai pas perdu de ma virilité et mon égo de mâle se porte toujours aussi bien. Oui c’est ma femme qui a fait que nous vivons ensemble aujourd’hui et puis ? Les temps changent, change avec ton temps Fil, tu n’en seras que plus heureux !
dis-donc filou t’as trouvé un bon psy !!!
ou juste le grand frère que tu aurais aimé avoir…
Ami de tout le monde : Tu veux ton compte toi aussi pour écrire tes articles ? ^^
Le 2eme ne m’intéresse pas pour le moment, le 1er par contre…
Tout MES commentaires sur « mon célibat » ne sont que cynisme et auto-dérision. Sans dec, je suis plutôt bien comme je suis et serai bien mal à l’aise, voire franchement emmerdé, si une nana devait partager mon quotidien. Comme disait Jean Yanne, le meilleur compliment que je puisse faire à une femme c’est « je me sens aussi bien avec toi que si j’étais seul. ».
Et arrête de me parler d’âme soeur, c’est PAS MON OBJECTIF ! Qu’elle arrive le plus tard possible celle-la !
Après faut distinguer séduction et vie de couple…
Et se poser plein de questions existentielles c’est un truc que J’AIME bien faire alors merci de me laisser cet exercice. Si on peux plus avoir de passions bordayl !
Et puis pour la vie de couple, apparemment de partout c’est les nanas qui font le taf, donc j’ai qu’à attendre.
Soeurette : Ni l’un ni l’autre
Ah bah j’ai du me tromper alors… Désolé pour le dérangement…
Je crois que je vais écrire un livre moi… J’ai déjà des idées de titres « Les confessions d’une parisienne en jupe »… :-/
@Agnes, c’est vrai que c’est particulièrement flagrant dans certains quartiers de Paris. Je me souviens par exemple du XVIIème vers la porte de Clichy où dès que tu mets des talons, tu deviens un bout de viande. Beaucoup ont ce filet de bave invisible qui se voit très bien dans la manière de mater. Mais je n’ai pas eu de commentaires désobligeants il me semble. Des expériences à partager dans ce quartier ou ailleurs ?
Et si on faisait une cartographie ?
@Elise, oui c’est vrai que certains quartiers sont « réputés » pour ça à Paris. Mais, même dans des quartiers calmes ça arrive, tout comme à Gre Gre.
Des anecdotes en 15 jours j’en ai beaucoup à raconter. Je sais que malgré moi, par tout les temps, j’attire ces gens bizarres. J’ai toujours une histoire à raconter. Bref. J’en ai à peu près une par jour si ce n’est pas plus.
La dernière en date m’a fait prendre conscience qu’il n’y a pas que les jeunes qui sont lourds. Un ptit papy bien barbu et pas très vaillant peut avoir les mains baladeuses.
Du coup, je me blinde, je rétorque et je sais désormais que porter une jupe implique de garder la tête haute ! et je continue à mettre jupes/robes et shorts pour le week end !
Super article au passage
Il faut arrêter l’hypocrisie. C’est souvent un type bien particulier de la population masculine qui nous emmerde dans la rue et loin d’être tous les hommes. Encore faut il avoir le courage de dire de quelle catégorie il s’agit.
Actuellement c’est non seulement tabou mais aussi insidieusement interdit de dire certaines vérités (même avec toutes les nuances indispensables). Enfin… Les mots tels que « stigmatiser n’ont pas fini d’être à la mode chez les bobos bisounours bien sous tous rapports.
Bonjour Luce,
Merci pour votre commentaire. Malheureusement, bien que j’aime les ellipses, vous me laissez un peu sur ma faim. Vous semblez être remontée à propos deux catégories de population définies à vos yeux mais sans jamais vraiment en donner une description franche. Pourriez-vous m’aider et préciser votre pensée concernant « un type particulier de la population masculine qui nous emmerde dans la rue » et concernant « bobos bisounours bien sous tous rapports » ?
En espérant pouvoir continuer le débat qui manquerait à vos yeux sur la toile.