Retour des critiques ciné sur Le Fil Grenoblois. Et surtout d’une critique d’un film assez exceptionnel, c’est nettement plus motivant d’écrire sur des oeuvres-d’art que sur des navets (essayez d’écrire au stylo sur un navet).
Oui, toujours aussi éclectique comme vous pouvez le constater…
Ce soir, je suis allé voir The Artist au Pathé Bellecour à Lyon.
Préjugés : Deux préjugés se faisaient face pour ce film. En positif, c’est simplement Jean Dujardin. C’est probablement mon acteur français préféré et il a une facilité à se fondre dans chaque rôle d’une façon assez impressionnante. Ajoutez à cela son Prix d’Interprétation à Cannes pour ce film, on part sur de bonnes bases.
Mais… The Artist est censé être un film muet. 1h40 de film muet, moi qui ne suis pas du tout habitué à ça, j’avais un peu peur de trouver le temps long.
Synopsis from moi-même : Dans les années 20/30, une star du cinéma voit le 7ème art se transformer avec l’arriver du cinéma parlé. Star du muet, il est incapable de s’adapter et sa carrière tombe en désuétude au même rythme que grandit celle d’une jeune femme ayant commencé figurante. Des destins qui se croisent dans tous les sens du terme.
Verdict : Sublime.
Je vais commencer par le bémol tout de suite en fait, car il y en a un. Pendant la première moitié, j’ai un petit peu ressenti ce que je craignais dans mes préjugés. L’absence de paroles, de dialogues explicites peut paraître un peu lourde. Vous savez, l’alternance entre l’image et les textes en blanc sur fond noir, il n’y en que très peu. De ce que je me souviens des quelques films muets (ou extraits plutôt) que j’ai pu voir, il me semblait qu’il y en avait plus. Du coup, c’est parfois comme regarder un film en allemand quand on parle pas un mot de la langue de Goethe. Tous les échanges ne sont pas retranscrits, ce qui nécessite un petit effort d’interprétation et d’imagination.
Et puis, en me disant tout ça pendant le film, je réalisais malgré tout que j’étais totalement plongé dans l’histoire et que je ressentais des émotions parfois plus prenantes que dans certains films « parlés ».
Du coup, c’est là où j’ai encore plus d’indulgence pour ce film. Sans échanger un mot (ou presque), sans un bruit réel (ou presque), le spectateur finit forcément happé par l’histoire. Et quelle histoire.
Niveau suspense, il y a vraiment tout ce qu’il faut, le « BANG ! » peu avant la fin du film m’a tué…
Il faut dire quand même que la performance des acteurs, y compris le toutou !, est proprement hallucinante. Si Jean Dujardin n’a pas volé son Prix, Bérénice Béjo mériterait tout autant le sien.
Et puis surtout le film alterne parfaitement le comique et le dramatique, là aussi, les larmes aux yeux qui peuvent monter par moment ne savent pas forcément elle-même si elles sont de tristesse ou de rire.
Ajoutez à cela également, et là, c’est encore plus un avis personnel, que l’histoire se déroule à une période qui me fascine un peu : l’entre deux Guerres, comme Minuit à Paris que j’avais aussi adoré.
Enfin, esthétiquement, c’est un vrai chef d’oeuvre. Alors même que le noir et blanc est censé brider un peu la beauté des plans, ce n’est pas du tout le cas ici. Pas mal de reflets, de jeux de lumière, de clairs obscurs, etc. Vraiment agréable à l’oeil.
J’ai appris ce soir que The Artist était nominé aux Oscars. Ce ne sera que mérité si ce film remporte quelques statuettes.
Vu hier soir. Un poil déçu en fait. Le scénario est vraiment cousu de fil blanc et sans aucune surprise. La performance des acteurs et du réalisateur est louable. Ça me fait plus penser à un historique du cinématographe qui plait aux gros cinéphiles.
Enfin, je ne regrette pas d’y être allé. Mais j’attendais un peu mieux.
Le scénario est cousu de fil blanc dans le sens où on se doute que ça va bien finir mais pendant une grande partie près de la fin, j’en ai vraiment douté. Je dois être naïf.
J’attendais justement un avis de mec « normal » (pas la presse ou je ne sais quel intello Cannophile) avant de me poser la question d’y aller.
Du coup, je vais voir si j’arrive à motiver ma femme pour y aller.
Merci.
De rien.
Signé : Mec Normal
Vu hier soir. Un poil déçu en fait. Le scénario est vraiment cousu de fil blanc et sans aucune surprise. La performance des acteurs et du réalisateur est louable. Ça me fait plus penser à un historique du cinématographe qui plait aux gros cinéphiles.
Enfin, je ne regrette pas d’y être allé. Mais j’attendais un peu mieux.
Le scénario est cousu de fil blanc dans le sens où on se doute que ça va bien finir mais pendant une grande partie près de la fin, j’en ai vraiment douté. Je dois être naïf.