Suite de mon petit récit de vacances dans le pays basque espagnol.
Les journées de vendredi et samedi passées au peigne fin dans l’article précédent, attardons-nous sur le début de la semaine où le soleil est alors revenu sur la Baie de la Concha.
Après deux jours de voyage, le lendemain matin n’a pas vraiment existé. Lever vers 11h, fallait bien récupérer. En même temps, ce matin, il faisait gris. A midi on décide quand même de bouger un peu, direction Office du tourisme et une supérette pour préparer de quoi se nourrir à midi. Un petit tour en ville nous permet d’apprécier le ciel… gris.

L’après-midi avance, il est déjà 15 heures, il fait alors beau, un temps idéal pour aller à la plage non ?
Eh non, quatre d’entre nous préfèrent aller visiter la colline au-dessus de la vieille ville et monter au Christ qui domine San Sebastian. Vero et moi-même sommes peu emballés par le projet, surtout qu’en ce qui me concerne, j’ai la quasi certitude que Vince et Flav’, qui arriveront le lendemain, auront surement envie de monter voir la vue de là-haut, inutile alors d’y monter deux fois. L’avantage d’être un nombre assez important est qu’on peut se séparer sans froisser qui que ce soit puisque la plupart du temps, personne ne se retrouvera seul.
Yvanovic, Alex, Cycy et Bibiche décident donc de monter sur leur colline. Moi, j’ai envie de plage, Vero pareil, allez, on va faire mumuse dans les vagues !

Retour à l’appart, puis petit tour en ville, puis tard, re-retour à la plage où les autres sont finalement allés. Histoire d’apprécier un joli premier coucher de soleil, un peu moutonneux.

Lendemain : lundi, journée chargée. Au programme :
- visite de l’aquarium
- courses à faire pour la semaine et surtout pour les soirées
- Vince et Flav’ débarquent
- plage
- probable première soirée « dégustation de mojitos »
Le programme sera déjà sévèrement entamé par un fait inattendu : un petit papier est venu se coincer sous mon essuie-glaces sur le pare-brise de ma voiture garée juste en-dessous. Ok, je m’en doutais, je reçois la confirmation du paternel qu’un simple PV comme ça, je ne risque pas grand chose, il n’y a pas encore d’accord entre la France et l’Espagne permettant le suivi des contraventions de ce type (idem pour les radars automatiques). Whatever la prune, je la laisse histoire qu’elle fasse la journée et qu’un flic m’en mette pas une autre.
Nous partons donc en direction de l’aquarium en début d’après-midi après un brunch improvisé à l’appart. Itinéraire modifié devant la beauté de l’océan agité qui envoie de belles et grosses vagues se fracasser sur les jetées et les murs du front de mer. Pas trop de photos intéressantes à montrer sur ce coup, désolé.
Après ce détour d’une bonne heure et demie, nous voilà à l’aquarium. Personnellement, je ne suis même pas très emballé par l’idée de cette visite. Le prix de l’entrée pour les adultes s’élevant à 12€ m’incite pas à la tolérance… Dans la queue, nous tombons sur plusieurs groupes de Français ; des familles, des groupes d’amies… En cinq minutes, nous parvenons à nous entendre pour entrer tous ensemble au tarif de groupe : 140€ pour 20 personnes (dont quelques enfants pour qui la visite aurait du être gratuite ou presque). Au final, l’entrée nous coûte environ 8,50€ par personne, c’est toujours ça de gagner.
Magnifique aquarium !
Bon, ok, j’en ai pas visité des centaines non plus, mais j’ai beaucoup aimé ce musée vivant. Aquarium qui est en fait un vrai musée dans sa première moitié avec l’histoire maritime de San Sebastian, notamment à l’époque des grandes découvertes du XVème siècle.
Au bout d’une heure de visite, nous terminons cette partie « musée » pour ensuite nous plonger, c’est le cas de le dire, dans la partie aquarium à proprement parler. Un aquarium où j’ai juste fait la bagatelle de… 401 photos.
Quelques exemples :







Nous serons au final restés trois bonnes heures dans cet aquarium et ravis du « voyage » après en avoir pris plein les yeux ! Je vous le conseille vivement si vous passez dans le coin !
Moins glamour, direction Lidl faire quelques courses pour accueillir les deux « Rochaliens ». Surprise, ils sont au pied de l’appart quand nous sommes en caisses. Bah, ils attendront.
Arrivés au pied de l’appart, re-surprise, à part Vince et Flav, m’attend aussi un second PV sur l’essuie-glace. Les cons ! Bon, ok, pas grave, on ira la garer ailleurs demain, une « pervenche » super sympa nous a indiqué en début de journée un coin pour la garer pour la semaine à 3€45 la journée.
On monte tous et en attendant que tout le monde soit prêt pour aller à la plage, je me pose sur mon lit et recommence mon « cahier de vacances », à savoir corriger le mémoire de psychologie du travail de Bibiche. C’est alors qu’Yvanovic, sur le balcon, me dit de venir… « vite » ! En bas, deux flics couleur Stabilo Boss, un jaune, un orange sont posés à côté de ma voiture. L’ « Orange » fait un signe avec les bras qu’on traduit par « on va la dégager de là ». Véro est réquisitionnée pour sa maitrise honorable de la langue de Raùl et Morientes (on a les références qu’on peut), on descend en quatrième vitesse et dans mon élan, je n’attend même pas Véro pour dire faire comprendre aux flics qu’il s’agit de ma voiture alors pas de conneries les loulous ! On apprend qu’en Espagne, ça marche pas tout à fait pareil qu’en France et que j’ai échappé de peu à la fourrière. Au finalement, on s’en sort plutôt bien puisque l’amende à payer directement au Stabilo Boss orange s’élève à 12€, tandis que la fourrière se facture à plus de 120€ (un ami a eu le loisir de tester dans la semaine).
Du coup, on est parti garer la voiture ailleurs tout de suite, là où c’est moins cher. Mais pas un endroit super sûr, mais ça, on l’a su qu’après… malheureusement…
Pour finir la journée, comme prévu : plage. Des vagues énormes s’écrasent sur nous, un plaisir souvent, des frayeurs parfois et l’occasion de se rendre compte qu’on est tout petit face aux éléments.

Et un nouveau coucher de soleil pour la forme :

Pour finir la journée, comme prévu, nous partons manger en ville, dans un bar à tapas, un vrai, pintxos à 1,50€, un des derniers bars à être encore ouvert après minuit. Dernier bar où nous croisons trois Françaises… dont une qui nous reconnait et pour cause, elle était venue passer une soirée avec nous sur Grenoble en octobre, accompagnant une amie qu’on a en commun ! La Légende dit même que l’un d’entre nous avait flirtouillé avec cette jeune fille que je n’avais même pas reconnue. La te-hon !
L’Europe est un village.
Si si, je vous assure… dans le bar suivant, nettement plus festif et au commencement de nos dégustations de mojitos (Yvanovic, le Guide du Routard des Mojitos de San Seb, il avance ?), nous tombons alors sur deux Françaises -aussi- avec lesquelles nous sommes entrés à l’Aquarium ! La Légende dit aussi qu’un de nous huit s’est très bien entendu avec une des deux Françaises et a passé une courte nuit en dehors de l’appart’ qu’on louait mais on ne dira pas qui, et puis la Légende, c’est la Légende…
Suite au prochain épisode…
A lire aussi :
Donostia – San Sebastian *1*
Le guide des mojitos il est prévu dans mon planning après le guide des tiramisus de la région grenobloise et surtout le guide des bières du monde… Donc nan, il avance pas !