España – Dia 6 : Windsor

Sixième jour et premier jour d’un match de tennis entre chance et malchance, arbitré par cinq Grenoblois qui n’avaient rien demandé à personne.

Samedi 28 août 2010, 7h30 du matin, après 3 modestes heures de sommeil, le réveil est rude mais obligatoire car selon le règlement de la résidence où logeaient les filles cette semaine, nous n’avons rien à foutre là, à moins de lâcher 60€ par personne. Merci, j’ai déjà donné. Nous évacuons donc les lieux par la porte de derrière, vers 8h pour laisser les filles finir de remettre en état l’appart et essayer tant bien que mal de fermer leur valise. Des vraies filles. :)

Salou les copains !

Nous nous dirigeons tous les 3 vers l’avenue en bord de mer, devant le portail de la résidence pour les attendre, la tête dans le cul, le cul dans le brouillard, partagés entre l’envie de finir notre nuit et l’appréhension d’un énième réveil désagréable. Tat’, apparemment, use de ses talents pour passer un peu devant tout le monde (putain ces Français j’vous jure !) et les filles nous rejoignent bien plus tôt que prévu, tant mieux.

Limite trop tôt en fait, refoulés du Mc Do (avec connexion Wifi) qui n’ouvre qu’à 11h, nous n’avons aucun moyen de réserver notre nuit en auberge à Barcelone puisque, oui, comme vous le constatez, nous avons décidé pour cette nuit de transition de revenir profiter de cette magnifique ville. Pas de Mc Do donc, bon… en même temps le réseau Wifi ne doit pas être cantonné aux murs du Fast-food ? On va donc se poser sur un banc au soleil, en face du restaurant et, ô joie, Alex capte plusieurs réseaux donc un semble opérationnel. Jeu Chance, 1-0, balles neuves, service à suivre.

Connexion d’abord sur le site de notre ancienne auberge à Barcelone : Sea Point. Il ne reste plus qu’une seule place. Connexion ensuite à Gothic Point, du même label Equity Hostels : pleine. Merde ! Idem pour Centric Point. On se résout alors à chercher une autre auberge, mais il fait chaud sur ce banc, nous migrons dans l’herbe juste derrière à l’ombre d’un palmier (oui, c’est dur la vie), résultat : connexion Internet coupée, plus de réseau. Jeu Poisse. 1-1.

Quelques minutes plus tard, la connexion revient, bah oui, Alex est retourné sur le banc à 50cm de là, comme quoi. Nous tombons sur une auberge, la Rambla & Catalunya Hostel, un peu loin de la plage, où une chambre de 6 est libre, mais bien placée sur la Rambla. Pour la modique somme de 15€ par personne, bordel, presque moitié prix par rapport à Equity Point ! La réservation se déroule sans aucun accroc, alors qu’on est connecté sur un réseau bancal d’un restaurant fermé, le matin à 10h, posés sur un banc comme des clochards. Jeu Chance. 2-1.

Nous prenons donc tout de suite la direction de Barcelone, histoire d’y arriver vers midi et de pouvoir manger tranquillement là-bas. Cette fois, nous avons pensé à noter l’adresse de l’auberge : 84, Rambla Catalunya. Ca tombe bien, la Rambla, on visualise plutôt bien, on y arrive par l’Avenue Diagonale, toujours tout droit et après un petit tour par le Passeij de Graçia, nous voilà sur la Rambla de Catalunya, sans aucune difficulté où une jolie petite place de parking nous attend déjà sagement. On pouvait pas rêver mieux comme arrivée à Barcelone, tout au pif, succès garanti ! Jeu Chance, 3-1.

Bon par contre, la Rambla, c’est un boulevard assez long, en sortant de la voiture, je vois le numéro en face : 89. Hmmm ça sent bon ça. Après environ, approximativement, allez, comme ça, à la louche, à vue de nez… 15 mètres de marche, nous voilà devant le numéro 84. Jeu Chance, 4-1.

rien qu'ça !

Problème, aucun indice de la Rambla & Catalunya Hostel. Simplement un « Windsor Hostel » écrit en lettres dorées avec quelques étoiles en-dessous. On pense donc s’être trompé, l’auberge sur Internet ressemblait à tout sauf à un luxueux hôtel. Dans le doute, on entre quand même, c’est peut-être tout en haut de l’immeuble… ou tout en bas, à la cave. au fond du hall, une minuscule pièce semble ressembler à mon appart : mais quel bordel ! Cette pièce n’est autre que la « réception » de l’auberge, finalement, nous étions au bon endroit. Par contre, on ne peut pas prendre les chambres dès midi, il faut attendre 13h. Ce qui nous laisse une heure, juste ce qu’il faut pour aller manger, comme hier à Cerveza Catalunya, parce que c’était bon.

Après s’être gavés comme des oies périgourdines, il est temps d’aller découvrir la chambre… et faire la sieste. Pour les 4 autres… oui parce que moi, il faut de nouveau que je sorte la voiture du centre-ville si je ne veux pas être obligé de faire un emprunt sur 15 ans pour payer le stationnement jusqu’au lendemain dans Barcelone. Jeu Poisse 4-2. En contrepartie de cette heure de sieste perdue, mes potes me laissent le lit double isolé dans une petite pièce dans la chambre et tous prennent les lits superposés, cool ça :) Ca pourrait être utile pour ce soir en plus. Heu… oui, bah non. :(

Windsor ?

Après être revenu d’un énième petit (heu… une heure quand même) tour par le campus universitaire et le métro, l’après-midi se passera tout doucement entre siestes pour les filles puis magasins et plages pour les mecs où nous ferons aussi un peu la sieste. En fait pas tant que ça pour moi, j’ai pu vérifier pendant cette dizaine que j’avais une assez bonne résistance au sommeil. A 19h, le jour tombe un peu et nous devons rapidement quitter la plage car pour rentrer nous avons encore 20 minutes de trajets, c’est qu’on était pas habitués avec notre auberge sur le front de mer ! Comme d’hab, sur le chemin quelques courses, et devinez le menu : Pasta ! Et donc cuisine, et le préposé à la cuisine ce soir-là, tenez-vous bien, ce fut moi. Vous étiez assis j’espere ?

Salle commune

L’auberge Rambla & Catalunya Hostel en cette fin aout était très peuplée. D’Allemands, de Français, d’Anglais notamment. De filles aussi, dont le regard contribue au réchauffement climatique. J’ai beaucoup aimé cette auberge, plus que Sea Point finalement car l’ambiance était vraiment celle d’une auberge, espagnole qui plus est. Bien plus similaire à l’auberge connue à Edimbourg en 2008 qu’à Sea Point. une grande pièce commune pour le repas et la détente, une cuisine pas bien rangé, des frigos tellement plein que même à fond, il devait y faire 15° à l’intérieur et un évier bouché par la vaisselle non faite des précédents, des conditions de vie géniales quoi !

Pendant ce temps, l’un de mes acolytes, assommé par le soleil de l’après-midi est resté dans la chambre à subir sa violente insolation. Du coup le kilo de pâtes cuisinées était un peu large pour 4 estomacs alpins et l’aide de sympathiques Parisiens et Strasbourgeois sera la bienvenue pour engloutir la part d’Yvan. Pour descendre le gin aussi. A 23h30, il est temps de se mettre en route. Ici aussi, quelqu’un de l’auberge ou d’une auberge voisine s’occupe de rassembler les résidents pour nous amener en troupeau à une soirée prédéfinie. Etrangement, notre « guide » me dit quelque chose. Ah oui, c’est bien celui qui s’était occupé de nous 2 jours plus tôt, Andrès !

Lilloises et Dijonnaises réunies !

C’est avec plaisir que nous prenons alors la direction de l’auberge Centric Point du label Equity, puis de l’Hôtel ME où se déroule la soirée et où nous retrouvons aussi nos Lilloises (avec qui on était en contact durant la soirée par SMS pour essayer de se retrouver) et les Dijonnaises (Jeu Chance 5-2) ! Toutes bien habillées pour cette soirée un peu « gala », dans un hôtel un peu bling-bling, mais malheureusement sans grande ambiance (Jeu Poisse, 5-3). Une soirée un peu décevante et trèèèèès calme par rapport à toutes les précédentes, où j’ai passé plus de temps à être vautré sur des sofas et regarder les filles en robes qu’à danser. J’ai même eu le temps de prendre une photo que j’ai trouvé réussie et originale compte tenu de la difficulté à la réaliser. Une photo de nuit avec un compact sans utiliser le flash ni un trépied. Bon, nette, elle serait encore plus jolie, certes.

Hôtel ME

Z’en pensez quoi vous ?

Au final, nous rentrerons sagement à l’auberge, sans même avoir fait aucun détour pour retrouver notre chemin puisque l’hôtel était quand même pas tout à côté d’une station de métro et l’on est arrivé à s’en sortir quand même accompagnés par les jolies Marion et Marie du pays de la moutarde. (Jeu et set Chance 6-3)

On a donc pu se coucher tôt, ça tombait bien en même temps vu tous les kilomètres qui nous attendaient le lendemain. Ouais… en théorie…

Episodes précédents :
Dia 5 – Salou
Dia 4 – Gaudi
Dia 3 – Montjuïc
Dia 2 – Platja
Dia 1 – Barceloneta

2 réponses à España – Dia 6 : Windsor

  1. Stef dit :

    On ne dit pas « photo originale » ni « photo artistique ». On dit « Photo ratée » et pis c’est tout ! :)

  2. Luigi dit :

    Sympa ce récit qui sent bon la jeunesse et l’étendu du champs des possibles.

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