España – Dia 3 : Montjuïc

Après la première GROSSE soirée barcelonaise, le réveil est difficile pour prendre le petit déjeuner avant 10h. Difficile mais pas impossible… enfin ça dépend pour qui.Trois pauvres heures et demi de sommeil me séparent du moment où je me suis couché, moment magique comme souvent où l’on se rend compte que oui, la Terre tourne. Le réveil quant à lui est un autre moment magique où le cerveau te fait payer la maltraitance qu’il a reçu la veille. Oui, il te fait mal, c’est bien fait pour ta gueule, si encore t’avais chopé espèce de pleutre. 9h30 je descends donc au petit déj, le premier, comme la veille. Sauf que cette fois, je ne serai jamais rejoint.

10h, 10h30, 11h, je m’occupe pendant que les 2 récupèrent un peu plus que moi. En vacances à Barcelone, j’ai eu du mal à accepter l’idée toute simple de dormir, à Barcelone, tu vis, et tu dormiras quand tu rentreras. Du coup, je suis allé me prendre un petit café et lu L’Equipe que j’avais acheté la veille (le double du prix français, ça fait mal par où ca passe). J’en ai également profité pour finir mon crédit de connexion Internet que j’avais et donc donné des signes de vie à vous tous. Le soleil se faisant de plus en plus insistant, je monte à la chambre prendre ma serviette et mon maillot de bain pour aller me faire une petite baignade matinale, et là, ô surprise, Yvan est levé !

Nous allons donc tout deux à la plage et constatons que oui, à n’importe quelle heure de la journée, barcelonaises, espagnoles, italiennes, anglaises ou quoi que ce soit d’autres, elles sont vraiment toutes aussi b… ien faites ! Quand Alex donne signe de vie, devant l’auberge, il n’est pas loin de midi, ça tombe bien, on a tous faim (rime gratuite offerte par la maison)

La Boqueria

Direction le marché de la Boqueria, là où on est passé hier pour manger, accoudés au comptoir, des tapas, bonnes, pas cheres, bien dans l’ambiance catalane ! Par contre toujours aussi épicées, il m’a fallu un litre de Coca pour éteindre un nouvel incendie buccal.

Nous décidons ensuite de prendre la direction du MontJuic, en passant par les quartiers populaires… on se serait cru à Marseille. Autant de grandes gueules, aussi sale, aussi malodorant. Au Montjuic, on y monte en funiculaire d’abord, puis en téléphérique ensuite, ou en bus, ou à pied, sachant que c’est moins haut que la Bastille : 185 mètres d’altitude et donc à peine la moitié quand on arrive par le funiculaire. Yvan et moi avons choisi l’option pédestre, Alex a préféré le bus ; vu les clichés que j’ai pris, j’étais pas mécontent de mon option, même s’il a fallu un peu escalader des palissades. ‘sont cons ces Espagnols à faire des chemins qui débouchent sur des culs de sac.

Le MontJuïc est donc une petite colline au sud-est de Barcelone, au sommet duquel il y a un fort. Voilà, c’est tout, rien de transcendant, si ce n’est une jolie vue comme vous pouvez le constater sur le panorama réalisé pour l’occasion.

MontJuïc

Pour redescendre, point de téléphérique toujours, nous nous contenterons de descendre au funiculaire à pied en faisant un « léger » détour par le complexe olympique datant de 1992. Rappelez-vous, la flamme olympique avait été allumée par un archer.

Stade olympique

Flamme olympique

Au funiculaire donc, nous sommes censés descendre… c’est bizarre, j’ai l’impression qu’on marche quand même depuis longtemps… et puis on dirait qu’on arrive en bas…, en ville… Ah tiens, un panneau pour le métro… « L3 – Espanya »… Ah oui, quand même hein, on aurait pu le chercher encore longtemps le funiculaire.

Bon Espanya… parfait, finalement nous nous sommes rapprochés de notre destination du soir : arrêt Les Corts, direction Camp Nou.

Comme je vous en ai parlé dans le récit du Dia 2, pour ce match, amical, les places ne sont retirables qu’au stade. Qu’à un des 30 guichets du stade. Le problème c’est que seuls deux d’entre eux délivrent les places achetées sur Internet, sinon il y a des guichets pour les invitations, pour les groupes, pour les abonnés, pour les visiteurs, pour les cul-de-jatte, pour les blonds, pour les yeux bleux ou encore pour les roux. Mais ceux-là, on les a mis à part.

Le truc un peu con quand même, généralement tu achètes des places sur Internet pour pas (ou alors « pas trop »)  faire la queue aux guichets. C’est ballot là, non, LES files pour retirer les places achetées sur Internet faisaient à peu près le double de celles pour acheter les billets directement, j’me suis un peu senti roulé dans l’histoire. Après 30 minutes d’attente et un connard qui avait réussi à oublier sa carte bleue, nous avons enfin nos précieux sésames. 40€ la place, oui, j’ai dit précieux.

Je me rappelle être monté dans les coursives à 100 à l’heure, comme un gamin descend de sa chambre le 25 décembre au matin, constatant qu’il se passait quelque chose aux clameurs des spectateurs déjà présents. Arrivé à la « Boca 356″ : Waooow.

Mythique Camp Nou !

Pendant le match, j’ai dû passer plus de temps à admirer et halluciner sur la grandeur de cet édifice qu’à regarder le match, toutefois d’un excellent niveau pour un match amical. Barcelonais et Milanais ont assure le spectacle, mention spéciale à Ronaldinho, de retour à Barcelone après son départ il y a deux ans, ovationné à son entrée sur la pelouse pour l’échauffement. Malheureusement, le pauvre a pas beaucoup touché de ballon tant les Barcelonais tenaient d’une main de fer la « pelota ». A retenir aussi l’incroyable but de l’éternel Pippo Inzaghi, il a une occasion et demi, il met la 1ère de peu au-dessus, il met la demie suivante au fond d’une volée improbable du gauche en extension qui lobe le gardien. Ce mec est impressionnant. Mais pas autant que Messi. Voir jouer Messi en vrai, c’est du vrai spectacle tant le mec est un magicien, tu sens le public retenir son souffle dès qu’il commence à partir en dribbles, en te demandant comment il va bien pouvoir passer ces 4 grands défenseurs italiens à l’air menaçant. Lui s’en fout, il y va, et il passe souvent. Normal. Ou pas.

Quelques photos :

Mès que un club

Tour d'honneur

96 195

Fin du match, nous restons le plus longtemps possible histoire d’amortir le prix du billet et de faire quelques dernières photos. Retour à l’auberge, le métro est plus que blindé, il faut même faire la queue pour y descendre !

Comme l’avant-veille, Yvan reste assez motivé et éveillé pour qu’on aille faire un tour près de la Cité Olympique, voir si ça bouge un peu. Nous y arrivons un peu tard mais on reçoit quand même quelques Free Pass dont un pour le CDLC, bar semblable à tous les autres du coin. La nana qui nous le donne nous conseille de nous dépêcher, le pass n’est valable que jusqu’à 2h, il est 1h45. Nous arrivons donc au bout de la file 2 minutes après et nous ferons la queue – pour la 3ère fois de la journée – pendant une demi-heure, jusqu’à que cet enculé de vigile qui faisait rentrer toutes les bombes sexuelles de la création devant nous, nous dise que les free pass ne sont plus valables. C’est 15 € maintenant. J’ai alors eu une soudaine envie de chiffonner son free pass de merde et de lui faire bouffer par les narines ou tout autre orifice directement accessible. Courageux mais pas téméraire, je me suis arrêté à mi-chemin de mon intention, ce serait con de finir les vacances à l’hopital.
C’est con, j’aurai bien aimé rentrer dans ce bar (certes, accompagné par une créature un peu plus sensuelle que mon pote Yvan) pour tester les banquettes. Quel magnifique concept d’offrir des lits dans une boite de nuit quand même… enfin bref…

Consolation, pour avoir croisé le lendemain nos p’tites Françaises qui étaient à l’intérieur, il parait que la soirée était nulle, comme quoi. On a bien fait de se coucher tôt… à 3 heures et demi.


Lire aussi :
- España – Dia 2 : Platja
- España – Dia 1 : Barceloneta

2 réponses à España – Dia 3 : Montjuïc

  1. Stef dit :

    Et oui, ça donne envie, comme on dit « L’Espagne, ça vous gagne » ;)

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